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Physiologie
du tissu adipeux
par Thierry VERSON
t.verson@infonie.fr
http://perso.infonie.fr/t.verson
TABLE DES MATIERES
TABLE DES MATIERES *
Le tissu adipeux *
Généralités *
Physiologie de la peau et du tissu adipeux *
L'obésité *
Le tissu adipeux
Généralités
Le mécanisme de stockage des graisses est une fonction naturelle
destinée à constituer des réserves pour faire face aux périodes de privation.
La femme stocke plus facilement les graisses (2 fois plus que l'homme
et en dessous de l'ombilic) car c'est à elle que revient la charge de perpétuer
l'espèce. Ancestralement, elle devait constituer suffisamment de réserves pour pouvoir
faire face à une grossesse et à un allaitement en période de disette.
L'homme par contre, ne pouvait être gras, car cela aurait été un
handicap à sa fonction de chasseur et de guerrier. Seul le chef était gras, car le fait
de manger à sa faim était le signe de son habilité et de sa force. Il est très
important de se rappeler de ces faits, car nos cellules sont programmées dans ce sens par
des milliers d'années d'adaptation (mémoire génétique).
Physiologie de la peau et du tissu
adipeux
En traversant la peau, on rencontre d'abord la couche cornée de
l'épiderme, constituée de cellules mortes puis la couche germinative de l'épiderme.
L'épiderme n'est pas vascularisé.
Après l'épiderme, on touche le derme qui est un tissu conjonctif
essentiellement constitué de fibres de collagène et d'élastine. Le derme est très
vascularisé.
On arrive ensuite à l'hypoderme qui est un tissu graisseux
d'épaisseur variable. L'hypoderme est constitué de cloisons conjonctives qui
déterminent des lobules chargés de stocker les adipocytes (cellules contenant la
graisse). L'hypoderme est sillonné par le réseau vasculaire, lymphatique et nerveux à
destination du derme.
L'adipocyte
L'adipocyte est une cellule sphérique composée d'une vacuole
lipidique (le noyau et le protoplasme étant refoulés vers la périphérie) et de
nombreux récepteurs a et b
sympathiques et stéroïdiens divers. Les a -récepteurs,
extrêmement sensibles à l'insuline, sont lipogénétiques (stockage) tandis que les b -récepteurs sont lipolytiques (déstockage).
L'adipocyte est une cellule extensible chargée de stocker les acides
gras en les transformant en triglycérides (lipogenèse) et de déstocker les
triglycérides en les re-transformant en acide gras (lipolyse). Les triglycérides des
tissus adipeux, activés par la lipolyse lâchent leurs acides gras dans la circulation et
sont utilisés par les muscles et notamment par le muscle cardiaque. Ces mécanismes sont
sous la dépendance de deux enzymes, la lipoprotéine-lipase pour la lipogenèse, et la
lipase intra-adipocytaire pour la lipolyse.
Les adipocytes se développent à partir de cellules (pré-adipocytes)
dont certaines resteront en réserve toute la vie. Il semblerait que trois périodes du
développement soient primordiales dans l'augmentation du nombre d'adipocytes et donc dans
la constitution de la masse graisseuse:
Les adipocytes stockent et déstockent essentiellement des
triglycérides représentant 85% du tissu gras. Le tissu gras contient aussi 10% d'eau et
5% de matières sèches non lipidiques. Il existe deux zones de stockage des cellules
graisseuses ou adipocytes. La zone superficielle est l'hypoderme entre le derme et le
fascia superficialis séparé parfois de l'aponévrose musculaire par un fin tissu
cellulaire. Cette seconde zone, entre fascia superficialis et aponévrose, quand elle
existe, peut stocker les adipocytes en excédent, mettant le tissu superficiel en tension
et constituant ainsi les lipodystrophies ou stéatomes.
Les trois périodes de constitution des adipocytes
Ø les trois derniers mois de la
grossesse (habitudes nutritionnelles de la mère)
Ø la première année post natale
Ø le début de l'adolescence
La multiplication des adipocytes et la constitution de la masse
graisseuse sont freinées par l'exercice physique.
Les triglycérides
sont composés d'une molécule de glycérol couplée avec trois
chaînes d'acides gras.
Les triglycérides sont dégradés dans la lumière du tube intestinal,
ce qui leur permet de franchir la muqueuse intestinale. Ils sont ensuite resynthétisés
dans la paroi du grêle en triglycérides, puis par voie lymphatique rejoignent la
circulation générale. La lipoprotéine-lipase de l'adipocyte les dégrade à nouveau en
glycérol et acides gras libres pour être à nouveau resynthétisés en triglycérides à
l'intérieur de l'adipocyte.
Le corps humain, à la différence de l'animal, ne permet la synthèse
des triglycérides dans l'adipocyte que par le glycérol activé, c'est à dire dérivé
directement du métabolisme des glucides et en quantité régulée par l'insuline.
Les acides gras
proviennent des lipoprotéines circulant dans le sang et sont captés
au niveau de la membrane adipocytaire par la lipoprotéine-lipase. La lipoprotéine-lipase
est activée par la suralimentation et freinée par la sous-alimentation. Son activité
est augmentée lorsque l'alimentation est ingérée en un repas au lieu de plusieurs.
Les acides gras sont aussi synthétisés par les adipocytes à partir
du glucose et du pyruvate. Cette voie est nulle avec un régime à 900 calories, mais
atteint 50% de la lipogenèse avec un régime à 3500 calories.
L'insuline
tient un rôle essentiel dans la liposynthèse. En son absence aucune
pénétration de glucose ne se fait dans la cellule. Le nombre de sites récepteurs de
l'insuline peut varier de 10000 à 50000 par cellule en fonction de la localisation et du
sexe. Ces sites sont augmentés par un régime riche en hydrate de carbone et diminués
par le nombre de repas quotidiens.
L'insuline:
¥ fait pénétrer le glucose à l'intérieur de la cellule,
¥ favorise la transformation du glucose en acides gras,
¥ inhibe la triglycéride-lipase responsable de la lipolyse,
¥ neutralise l'effet lipolytique du cortisol et des
catécholamines,
¥ fixe les acides aminés neutres concurrents du tryptophane,
permettant ainsi la synthèse de la sérotonine diminuant la consommation glucidique,
¥ stimule l'activité de la lipoprotéine-lipase, responsable
de la lipogenèse.
La prostaglandine
et les strogènes
à petites doses stimulent la lipogenèse. Les strogènes
entraînent de plus une rétention hydro-saline.
L'hyperglycémie
accélère la lipogenèse et diminue la libération des acides gras non
esthérifiés (lipolyse), l'hypoglycémie joue le rôle inverse.
La lipogenèse
Les acides gras et les monoglycérides sont absorbés par l'entérocyte
qui les évacue sous forme de triglycérides dans les chylomicrons; ceux-ci libèrent
leurs triglycérides dans toutes les cellules et se transforment en remnants qui
reviennent au foie.
Les triglycérides endogènes formés dans le foie à partir du glucose
passent dans la circulation sanguine générale dans une lipoprotéine de très basse
densité VLDL (very low density lipoprotéin).
La lipolyse
ou mobilisation des graisses de réserve se fait grâce à la
triglycéride-lipase. Cette enzyme décompose les triglycérides en acides gras non
estérifiés et en glycérol. Les acides gras ainsi produits sont expulsés de la cellule
à moins de trouver sur place un excès de glucose pour reformer des triglycérides. Par
contre le glycérol libéré ne peut plus être utilisé. Il est capté par le foie qui le
remétabolise en glucose (néoglucogenèse).
Les acides gras non estérifiés (AGNE) sont immédiatement captés par
les muscles dans un but énergétique, si le processus d'activité du muscle à ce moment
est un processus aérobique. Ils peuvent également être captés par les hépatocytes
pour entrer dans le cycle de Krebs, être intégrés au remétabolisme des triglycérides
ou être convertis en corps cétoniques et excrétés, essentiellement lors des régimes
hypoglucidiques ou lors d'un jeûne prolongé. Notons que lexcrétion des acides
gras incomplètement catabolisés en corps cétoniques, se traduit par une haleine sentant
lacétone. Ce phénomène est heureusement auto-régulé, car une production de
corps cétoniques trop abondante entraînerait une cétose et la mort. Ce phénomène
explique en lui-même les limites de lélectro-lipolyse (excitation du mécanisme
lipolytique par l'action d'un courant). En effet si lélectro-lipolyse suffisait à
elle seule à libérer et à évacuer les acides gras en corps cétoniques, on aboutirait
à la mort du patient par cétose.
Si les acides gras sont le carburant privilégié des fibres lentes, il faut noter que
les fibres rapides possèdent aussi des mitochondries, quoique en moindre quantité, et de
ce fait consomment aussi des acides gras; toutefois leur carburant privilégié reste le
glycogène.
La stimulation du sympathique active la lipolyse, sa section ou la
stimulation du parasympathique l'inhibe.
L'adrénaline et la noradrénaline sont lipolytiques de manière
générale, l'adrénaline pouvant être activatrice de la lipogenèse, quand elle se fixe
sur des a -récepteurs. Ces récepteurs se retrouvent
essentiellement dans les régions gynoïdes chez la femme, et sont caractéristiques des
adipocytes déterminant du caractère sexuel secondaire.
L'obésité
l Les causes de la cellulite ou d'obésité
Les différents facteurs de cellulite ou d'obésité sont:
une mauvaise hygiène alimentaire
un comportement hormonal, (testostérone chez l'homme,
oestrogènes chez la femme)
la sédentarité, le manque d'activité et de sport
un relâchement des parois veineuses
un relâchement des fibres musculaires (amyotrophie)
le stress entraînant des réactions hormonales et
vasculaires
certains médicaments (corticoïdes)
la grossesse (comportement hormonal)
un choc provoquant une dystrophie locale (ex: chute de
cheval)
la génétique à l'origine de zones prédisposées (ex:
fesses chez les Africaines)
le sexe car la femme sera toujours prédisposée à stocker
des réserves de graisse
l'âge, qui renforce la masse graisseuse
une mauvaise statique ( bassin en antéversion, pieds plats,
scolioses etc...)
station debout prolongée et chaleur
chaussures inadaptées
vêtements compressifs
régimes alimentaires aberrants
G Les études réalisées dernièrement prouvent que la plupart
des obèses souffrent d'un manque d'hygiène alimentaire, mais ne mangent pas forcément
beaucoup plus ou beaucoup plus mal que les non-obèses; par contre, il est évident que
leurs dépenses énergétiques sont beaucoup plus faibles. De ces études, on peut
affirmer que la source principale d'obésité est l'hypokinétisme (sous-activité).
l La cellulite
Il importe de différencier obésité et cellulite. Le terme de
cellulite est impropre car il s'agit rarement d'une inflammation. Il regroupe en fait,
dans le vocabulaire commun, les problèmes touchant les tissus féminins, dus à un excès
de graisse ou/et à une déficience circulatoire veineuse ou/et lymphatique.
Le terme médical de la cellulite serait en fait dermo-hypodermo
panniculopathie oedémato-fibro-sclérotique. En clair, il s'agit d'une fibrose des
tissus, entraînant l'arrêt des échanges cellulaires de la région touchée. On aboutit
ainsi à des masses inertes sur lesquelles il n'y a plus d'action. On pourrait donc dire
que les termes de cellulite et d'obésité sont en fait synonymes, si on n'avait le cas
des dystrophies graisseuses localisées sur des patientes minces. Cette forme de cellulite
est en fait une obésité locale.
La dissociation entre l'obésité féminine et masculine est très
nettement marquée par les différences de localisation des amas graisseux. L'obésité
masculine de type androïde stocke les amas au dessus d'une ligne passant par les épines
iliaques, alors que l'obésité féminine de type gynoïde stocke les amas graisseux au
dessous de la même ligne. Ceci dit, les biopsies comparées de tissus d'obésité de type
androïde et gynoïde n'ont pas démontré de réelles différences, sauf en ce qui
concerne les adipocytes de caractère sexuel secondaire, différenciés par une
prédominance des a -récepteurs.
Le phénomène de peau d'orange ou de capitonnage, qu'on retrouve quasi exclusivement
chez la femme et qu'on catalogue, souvent à tort, de cellulite, n'est en fait qu'une
différence physiologique de la structure des cloisons (tissu conjonctif) des lobules
stockant les adipocytes. Chez l'homme, les cloisons sont verticales et parallèles entre
elles, alors que chez la femme les cloisons des lobules réalisent un losange dont une
pointe s'ancre sous le derme. De ce fait quand les lobules sont distendus par l'amas des
adipocytes gorgés de triglycérides, la peau de la femme prend l'aspect d'un tissu
capitonnée appelé "peau d'orange". Là encore, les biopsies n'ont pas prouvé
de différences entre les tissus féminins et masculins.
l Les différents types de cellulite
ð La cellulite compacte:
Ce type caractérise une fibrose importante, et des adhérences des
plans profonds à la peau. La palpation n'est pas facile et souvent douloureuse puisque
les fibres nerveuses sont comprimées dans le tissu fibrosé.
ð La cellulite flasque:
C'est une évolution de la cellulite compacte. On note des bourrelets
flasques, et une proportion souvent importante de liquides dans les tissus atteints. On
retrouvera souvent des nodules graisseux à la palpation profonde. Le tonus musculaire est
souvent amoindri.
ð La cellulite froide:
Il s'agit d'amas cellulitiques "morts". La distension maximum
des lobules a écrasé et détruit les circuits lymphatiques et sanguins. Il n'y a
apparemment plus d'échanges possibles dans cette zone. Après avoir fait un exercice
aérobique de 30 minutes, alors que la patiente est en sueur, ces zones restent froides.
Si après électro-lipolyse destinée à brûler quelques adipocytes pour dégonfler les
lobules et permettre la circulation, ou/et après défibrosage, il n'y a pas de réaction
sanguine, il faut envisager la résection chirurgicale (ex: le tablier de sapeur).
l Caractéristiques des obésités
La masse grasse augmente par multiplication des adipocytes (hyperplasie
adipocytaire) ou augmentation de la taille des adipocytes (hypertrophie adipocytaire).
L'augmentation de la masse adipeuse chez l'adulte se fait essentiellement par hypertrophie
adipocytaire, plus rarement par hyperplasie.
On peut intervenir par le régime diététique et l'activité physique
sur la taille de l'adipocyte, mais non sur son nombre. De ce fait, les obèses ayant subi
une hyperplasie adipocytaire seront toujours plus difficiles à soigner et à maintenir à
un poids corporel stable. Un individu non-obèse possède de 25 à 30 milliards
dadipocytes alors que lindividu "hyperobèse" en possède environ
260 milliards. Les adipocytes peuvent réduire jusquà 1/3 de la grosseur des
adipocytes de non obèses
Certains faits indiquent que laccumulation extrême de graisse
chez les adultes pourrait modifier la cellularité adipeuse. Cela provient du fait
quil y a une limite à lhypertrophie cellulaire; cette limite correspond
environ à 1 µg de lipides par cellule (normale: 0,5 à 0,6 µg). Chez lindividu
massivement obèse (60% de graisses; masse corporelle à 170% de la normale) presque tous
les adipocytes sont à leur limite dhypertrophie et lorganisme doit puiser
dans la réserve de pré-adipocytes pour en augmenter le nombre.
Il est plus facile d'intervenir sur les adipocytes abdominaux que sur
les adipocytes fémoraux (forme gynoïde). La prépondérance en a
-récepteurs des adipocytes fémoraux et glutéaux est due à leur signification de
caractère sexuel secondaire. Ces adipocytes ont une origine génétique et l'utilisation
d'a -bloquants semble intéressante pour pouvoir activer leur
lipolyse. L'action sur les adipocytes du tissu sous-cutané grossis par la suralimentation
reste plus facile.
Rappelons que l'hyperplasie se manifeste lors de trois périodes
cruciales:
¨ les trois derniers mois de la grossesse
¨ la première année post natale
¨ l'adolescence
G Il apparaît maintenant que les habitudes nutritionnelles de
la mère pendant les trois derniers mois de la grossesse, de l'enfant pendant les deux
premières années et de l'adolescent ainsi que la pratique régulière d'exercices
physiques depuis l'enfance, permettent de réduire la constitution des adipocytes et par
conséquent de favoriser le contrôle de la masse corporelle à l'âge adulte.
L'hérédité, au sens génétique, de l'obésité n'a jamais été prouvée (sauf le
syndrome de Laurence-Moon-Bardet-Biedl, le syndrome de Alström et autres cas
pathologiques) et ce sont les habitudes nutritionnelles qui sont le premier facteur en
cause dans la constitution des obésités. Le gène Ob et le b
3 permettent d'incriminer l'hérédité, mais le facteur le plus important reste
néanmoins le facteur culturel.
Après un an, le nombre de cellules augmente progressivement
jusquà 10 ans environ. Il se produit une importante hyperplasie pendant la poussée
de croissance, de ladolescence et jusquà lâge adulte; par la suite,
laugmentation du nombre dadipocytes est généralement faible. Le pourcentage
des graisses corporelles passe denviron 16% à la naissance à 24 à 30% de la masse
corporelle à un an; puis à six ans, les graisses redescendent à 14% de la masse
corporelle.
1 gain de plus de 19 kg de la mère a été associé à une
augmentation dépaisseur des plis cutanés du bébé par rapport à la normale.
Lallaitement au biberon et ladministration hâtive de nourriture solide
pourraient aussi être associés à lobésité.
La prévention précoce de l'obésité par lexercice et la
diète, plutôt que la correction de l'obésité établie, est sans doute la méthode la
plus efficace de modifier la courbe de " suradiposité" si fréquente chez les
adolescents et les adultes.
En conclusion, le traitement de l'obésité est plus facile à gérer
de manière préventive que de manière curative.
l Différence de constitution du tissu entre normo et
hyperpondéré
| |
Homme normo-pondéré
70 kg |
Homme hyperpondéré
100 kg |
graisse |
15 kg (135 000 Cal) |
40 kg (360 000 Cal) |
protéines |
6 kg ( 24 000 Cal) |
7 kg ( 28 000 Cal) |
glucides |
300 g ( 1 200 Cal) |
300 g ( 1 200 Cal) |
Il apparaît qu'à poids égal l'individu normal a en général une
masse maigre plus importante que l'obèse. L'obésité est déterminée par une
augmentation démesurée de la masse grasse.
L'adaptation de la
masse grasse
La graisse chez l'être vivant est un composant énergétique
indispensable à sa survie. Du fait de ce caractère génétique, son mécanisme est
géré hormonalement ce qui explique les difficultés à intervenir sans effet secondaire
sur les surcharges adipeuse. En effet, la gestion des stocks de gras répond aux
différents réflexes d'adaptation qui conditionnent la survie de l'espèce, notamment:
- toute privation engendre une baisse des dépenses énergétiques du
métabolisme de base et un réflexe de stockage ultérieur des acides gras
- toute utilisation continue du gras, met en uvre une circulation
plus importante des acides gras pour en faciliter la consommation et une augmentation du
métabolisme de base
On retrouvera plus loin ces mécanismes d'adaptation dans le chapitre
consacré aux avantages de l'exercice aérobie.
On peut dire que l'obésité de la femme est naturelle et engendre peu
de complications métaboliques graves, tant qu'elle reste de localisation gynoïde,
contrairement à celle de l'homme (localisation androïde); l'obésité androïde
(au-dessus de l'ombilic) est en effet à terme mortelle, il n'a d'ailleurs jamais été
recensé d'obèse mâle centenaire. Le traitement des obésités (à partir de 20% de
surcharge adipeuse) est donc un acte thérapeutique.
La fonction génétique de la graisse explique l'échec d'un grand
nombre de régimes qui provoquent une diminution de la consommation énergétique du
métabolisme de base, et une mémorisation des privations , donc un accroissement réflexe
du stockage des graisses.
Il est indispensable de garder à l'esprit que nos cellules possèdent
un mécanisme d'adaptation qui s'est forgé pendant des millions d'années. A chaque fois
que l'homme oubliera les mécanismes physiologiques d'adaptation de la nature, il ira
au-devant de grosses désillusions comme le prouvent les récents problèmes de
l'encéphalite spongiforme bovine ou de l'hormone de croissance. Si il est possible de
lutter contre l'obésité commune, ce ne peut-être que dans le cadre des mécanismes
physiologiques d'adaptation du corps. De ce fait, il paraît prétentieux de vouloir à
tous prix obtenir de n'importe quelle femme qu'elle atteigne les canons de la beauté
imposés par notre société de consommation depuis 20 ans. Que représentent ces 20 ans
"contre le gras" pour des cellules qui ont mémorisé depuis des millions
d'année que le gras représentait la survie. Les femmes maigres sont en fait une
exception, voire une erreur de la nature.
Données
génétiques
La théorie de l'adaptation est la base du raisonnement physiologique.
On peut penser que les différences existantes entre les différents êtres vivants ou
tout au moins entre les différents humains proviennent de mutations ou d'adaptations à
des conditions notamment climatiques ou géographiques ayant conditionné la survie à un
moment donné.
Le noyau de la cellule contient le matériel génétique et la faculté
de se dédoubler. Les données génétiques de chaque cellule nécessiteraient 3500
volumes de 500 pages pour être transcrites en clair. Rien n'a vraisemblablement été
rajouté dans les 10000 dernières années où l'on a pas noté de changements importants
de l'environnement qui auraient pu nécessiter une nouvelle adaptation.
On recherche cependant à expliquer certains mécanismes d'adaptation
récents comme le fait qu'en Occident, le mâle moyen de 35 ans gagne de 0,2 à 0,8 kg de
graisse annuellement jusquà la sixième décennie malgré une réduction
progressive des apports alimentaires. On pense qu'il existe peut-être un mécanisme de
stockage temporaire des informations, préalable au codage génétique définitif. Une des
grandes difficultés de la recherche génétique est d'apprécier ce qui relève de
l'adaptation génétique, de la vie ftale et du modèle culturel.
Il est donc logique, en dehors de toute notion de racisme plutôt lié
à un modèle culturel, de diviser les humains en race et sous-groupes jusqu'à arriver à
l'individu puisque son bagage génétique est unique. On peut notamment noter des grandes
différences utiles en physiologie du sport:
- Les noirs ont des membres plus longs et des hanches plus étroites
donc un corps plus léger, plus mince, plus facile à déplacer. On note également une
différence morphologique au niveau du bassin renforçant leur adaptation à la course. La
couleur de leur peau tient à une adaptation de la pigmentation de la peau pour se
protéger du soleil.
- Les asiatiques ont des jambes courtes par rapport au tronc donc un
avantage dans les poids et haltères.
- Les habitants des pays très froids comme les lapons sont petits pour
réduire leur surface d'échange, source de déperdition de la chaleur, avec
l'environnement
l Les deux formes morphologiques de l'obésité:
ð l'obésité androïde:
elle est caractérisée par une augmentation de testostérone libre
ainsi que de sa globuline vectrice (S.H.B.G.). Elle atteint surtout les hommes et les
garçons pré-pubères. Sous l'action de la testostérone, les masses graisseuses
s'accumulent sur la partie supérieure du corps, au dessus d'une ligne horizontale passant
par les épines iliaques supérieures et antérieures. La forme androïde affecte d'abord
l'abdomen, puis le tronc, la ceinture scapulaire, le cou, la nuque et la face. Les hanches
et les membres inférieurs ne sont pas touchés. La musculature est en général
importante surtout au niveau des jambes. Les obèses androïdes sont actifs, bons vivants.
L'obésité androïde est de type hyperphagique à consommation en excès calorique
important. La masse graisseuse est moins importante dans les surcharges androïdes que
dans les surcharges gynoïdes. L'obésité androïde entraîne des complications
métaboliques graves dès quarante ans: diabète, artériosclérose, hyperlipidémie,
hyperuricémie, cardiopathie... Elle affecte notablement la longévité de l'obèse, mais
reste facilement réversible.
On notera les caractéristiques suivantes des obésités androïdes:
² cholestérolémie de 2.86 à 4.3 en LDL et VLDL, les HDL
restant bas, moyenne 3.12
² triglycérides de 1.60 à 5.67 moyenne 2.10
² lipides totaux de 8.30 à 18.60 moyenne 9.02
² densité optique du sérum trouble
² hyperuricémie significative
² hypertension
L'obésité est également liée à de multiples facteurs déterminant
l'arc réflexe lipo-alimentaire.
Obésité androïde Obésité gynoïde
ð l'obésité gynoïde:
Elle atteint essentiellement la femme en activité ovarienne, des
hommes hypogénitaux, des enfants en retard de puberté, l'eunuchoïde. La graisse est
accumulée par les oestrogènes sur la moitié inférieure du corps, au dessous d'une
ligne passant par l'ombilic. Elle affecte la région pelvi-trochantérienne jusqu'au genou
(culotte de cheval) ou jusqu'aux chevilles (pantalon de zouave). La musculature est plus
faible et la graisse plus développée que dans l'obésité androïde. L'alimentation est
souvent déséquilibrée en faveur des lipides. Elle entraîne rarement des complications
métaboliques. Elle se caractérise par un simple hyperinsulinisme, des troubles du retour
veineux, une laxité ligamentaire et des arthroses du rachis et des membres inférieurs.
L'obésité gynoïde est essentiellement hyperplasique (multiplication des adipocytes).
Les adipocytes abdominaux sont à prédominance de b
-récepteurs, les adipocytes glutéaux sont à prédominance d'a
-récepteurs. L'obésité gynoïde est plus difficile à réduire que l'obésité
androïde.
l Les formes cliniques de l'obésité
L'hyper-obésité gynoïde peut caractériser:
ð Le syndrome de Barraquer-Simmonds
implique une émaciation totale de la partie supérieure du corps et une
énorme obésité de la partie inférieure.
ð L'obésité pelvienne dystrophique
héréditaire de la région fessière.
ð L'obésité post-ménopausique:
La baisse des oestrogènes et l'augmentation des androgènes surrénaux
transfère la surcharge graisseuse de la moitié inférieure à la moitié supérieure du
corps. L'obésité va devenir de type androïde incomplète et va entraîner très vite
des complications métaboliques (diabète, maladies cardio-vasculaires, cancers - dont le
risque est triplé ou décuplé en fonction du surpoids -, relâchements périnéaux et
incontinence).
ð L'obésité gravidique:
Le poids de la femme enceinte ne doit pas varier dans les trois
premiers mois, puis s'accroître de 1 à 2 kg par mois pour atteindre 9 à 11 kg de plus
à terme. Ce surpoids est composé pour 5 kg de l'utérus et de son contenu et pour le
reste d'une rétention hydrique induite par les oestrogènes. Or on note régulièrement
des prises de poids supérieures allant jusqu'à 25 kg dont 10 à 15 persisteront après
l'accouchement. Cette obésité gravidique est d'origine hyperphage par des comportements
alimentaires familiaux aberrants ("manger pour deux"). Cette obésité induit un
diabète réversible mais latent. La correction diététique d'une obésité gravidique
pendant la grossesse doit être extrêmement prudente pour ne pas entraîner de trouble
dans la constitution du ftus.
ð L'obésité post-partum:
Elle affecte des femmes ayant maintenu un poids normal pendant la
grossesse et qui vont prendre en quelques mois 8 à 12 kg. Ce mécanisme se reproduit à
chaque nouvel accouchement ou avortement. Il s'agit essentiellement d'un dérèglement du
pondérostat (mécanisme de régulation du poids corporel).
ð Les obésités endocrininiennes:
¤ obésité par hypercortisolisme surrénalien (maladie de
Cushing) se caractérisant par un transfert des masses graisseuses vers le haut du corps,
une fonte musculaire des membres inférieurs. Elle est associée à une peau mince et
fragile, des vergetures pourpres, une hypertension et des douleurs ostéoporotiques.
¤ obésité insulinique due à un adénome des îlots de
Langerhans avec hypoglycémie, accroissement de la faim, et augmentation de la
lipogenèse.
ð L'obésité spongieuse:
Elle est relativement peu fréquente sous sa forme clinique. Il ne
s'agit pas à proprement parler d'une obésité puisqu'il n'y a pas surcharge graisseuse
mais surcharge hydrique. Elle se rapproche du syndrome d'dèmes cycliques
idiopathiques caractérisé par l'apparition d'dèmes disparaissant après quelques
heures de repos allongé. Ces pathologies sont associées à un nervosisme prononcé, à
des règles perturbées, à une constipation. La cause est un hyperoestrogénisme
entraînant une perméabilité lymphatique anormale et un hyperaldostéronisme
réactionnel.
Dans les obésités communes, la rétention d'eau est moindre (16.8% du
poids) que chez le normo-pondéré (21.1%). L'obésité ne présente pas de rétention
hydrique systématique, mais la femme obèse subira des fluctuations hydriques de causes
diverses telles que:
¤ la rétention hydrique du syndrome prémenstruel de 1 à 3 kg
(inhibée par la
vitamine A)
¤ des troubles rénaux aggravés par la fatigue, le
piétinement et le surmenage
(correction par le repos)
¤ l'excès de glucides
¤ l'insuffisance de protides
¤ l'écart de sel, même minime sur un régime hyposodé.
l Les différents types d'obèses
° L'obèse commun (50% à 55 % de la population d'obèses) est
normophage (prise alimentaire normale) ou hypophage jamais hyperphage. Il fait attention
à son poids, a déjà tenté de corriger son alimentation, est difficile. Il peut sauter
des repas, surtout le petit déjeuner et ne grignote éventuellement que par gourmandise.
Il n'a pas besoin d'assistance psychologique et présente le meilleur taux de réussite
dans le traitement.
° L'obèse gros mangeur (hyperphage) (15 à 20%), a toujours
envie de manger. Il est bon vivant, gourmet, gourmand et goinfre. Son alimentation est
relativement équilibrée (sauf sa consommation alcoolique), il est bien dans sa peau mais
de plus en plus sensibilisé par la pression sociale anti-obèsité.
° L'obèse hyperphage aberrant conserve des habitudes
alimentaires familiales ou professionnelles obsolètes. Son alimentation est
déséquilibrée et monotone. C'est par exemple le cas d'un descendant de travailleurs de
la mine ou de bûcherons, qui a conservé des habitudes alimentaires de travailleur de
force alors qu'il est sédentaire.
° L'obèse boulimique (10%) est souvent une femme et souvent
jeune. Les périodes boulimiques sont de durée variable, entrecoupées de phase
d'anorexie avec amaigrissement ou de phase d'alimentation normale. les accès boulimiques
surviennent à n'importe quel moment, même la nuit, mais plus souvent en période
pré-menstruelle, s'attaquent à n'importe quel aliment et provoquent régulièrement des
vomissements. La boulimique est très vulnérable et rechute fréquemment à la moindre
perturbation.
° l'obèse hyperorexique mental, est proche du boulimique, mais
ne saute aucun repas et ne vomit pas, impliquant une prise de poids maximum.
° l'obèse grignoteur (15%), est un mini boulimique. Il est
psychologiquement fragile, et ne consomme que de petites quantités d'aliments sucrés à
de multiples reprises. Il mange peu au moment des repas, mais réalise au total un apport
calorique glucidique déclencheur de l'obésité.
° l'obèse dysmorphophobe (10%) est souvent une femme dont
l'image du corps est en conflit avec l'image de la femme proposée par la société et les
médias. Elle grignote pour ne pas faire de repas, mais finit par avoir une ration
alimentaire déséquilibrée. Cette femme essaie en général tous les traitements qu'elle
trouve, déséquilibrant encore un peu plus son métabolisme. L'aversion de l'obèse
dysmorphophobe contre ses lipodystrophies relève de la phobie.
° l'obèse dyspondérophobe est un ancien obèse, préoccupé
exclusivement par son poids, qui adopte un comportement alimentaire hypocalorique basé
sur le jeûne, souvent aussi déséquilibré que son métabolisme.
l Signification
psycho-pathologique des comportements alimentaires et des obésités
La prise de poids ou de gras et les perturbations du comportement
alimentaire sont souvent d'origine conflictuelle, sans être pour autant obligatoirement
dépendantes l'une de l'autre.
Les premiers troubles du comportement alimentaires sont institués par:
- la mère trop sensible aux appels du nouveau-né qui les gratifie de
nourriture, soit pour avoir la paix, soit par excès de maternalisme;
- la mère trop rigide au niveau des horaires, comme la mère
anarchique qui induisent également des troubles ultérieurs du comportement alimentaire.
L'aliment peut-être tranquillisant, destructeur (boulimique) ,vengeur
(adolescent), gratifiant (manger pour être fort).
L'obésité peut-être un refuge isolant, la manifestation d'un refus
ou d'une inadaptation à l'environnement, un facteur de domination (chef).
l Réactions hormonales à
l'obésité:
Le système endocrinien réagit à l'obésité par hypersécrétion du
pancréas et des surrénales et inhibition des gonades, de la thyroïde et de l'hormone de
croissance.
Le pancréas réagit au surpoids en deux phases. La première est une
hypersécrétion d'insuline, d'autant plus grande que la surcharge graisseuse est
importante. L'hyperplasie des îlots de Langerhans (de 50 à 65 %) est due à l'excès de
glucose et d'acides aminés stimulant la sécrétion d'insuline et à une hyposensibilité
des gros adipocytes (puisque déjà remplis) à l'insuline entraînant une
hypersécrétion compensatoire. La deuxième phase après 40 ans dans les obésités
androïdes et après 50 ans dans les obésités gynoïdes est un épuisement des
sécrétions d'insuline engendrant des obésités diabétiques; si l'amaigrissement reste
possible, le diabète est irréversible. La production de glucagon est freinée mais
réversible.
Les cortico-surrénales n'augmentent pas la production de cortisol dans
les obésités moyennes. Par contre les surrénales sont hypersensibles à l'ACTH chez les
obèses. Dans les fortes obésités, surtout chez les enfants, on observe un
hypercorticisme réversible avec une tendance hypertensive et des vergetures roses.
schema ci-contre: boucle de régulation cérébrale (creef/Herschberg)
En réaction à l'obésité, la médullo-surrénale hyper
secrète des catécholamines dont le rôle dans la lipolyse est contradictoire. En effet
les a -récepteurs actionnés par l'adrénaline inhibent la
lipolyse, par contre les b -récepteurs actionnés par la
noradrénaline activent la lipolyse. Les a -récepteurs sont
plus nombreux dans le tissu adipeux de la moitié inférieure du corps dans les obésités
gynoïdes, et dans le tissu adipeux de la moitié supérieure du corps dans les obésités
androïdes.
Le taux plasmatique de l'hormone de croissance (STH) libérée par
l'hypophyse est abaissé chez l'obèse. La STH présente une hyporéactivité à ses
stimulants habituels (hypoglycémie, L-Dopa etc...). La STH activant la lipolyse, cette
hyposensibilité aggrave la prise de poids. Ce phénomène est réversible.
La fonction thyroïdienne reste normale dans les obésités communes,
mais le métabolisme basal est abaissé à cause de l'isolation thermique fournie par la
graisse sous-cutanée. La production de STH peut être freinée dans les obésités
importantes.
Le fonctionnement des gonades montre une diminution de FSH et de LH
dans les obésités. Le développement sexuel peut-être retardé chez l'enfant obèse
alors que l'activité sexuelle reste le plus souvent identique chez l'adulte obèse.
Différentes hormones ont un rôle lipolytique:
HMG (hormone mobilisatrice des graisses) stimulée par le
jeune et la cortisone
ACTH, lipotropine, glucagon , hormones androgènes,
thyroxine, etc...
Les neuro-médiateurs ou neurotransmetteurs prennent une part active
dans les modifications des conduites alimentaires:
la sérotonine, de structure proche du LSD et de la
psylocybine améliore les états migraineux. Elle est hallucinogène. Elle diminue la
prise alimentaire en glucides et lipides. La sérotonine dépend du tryptophane, dont la
disponibilité est favorisée par l'insuline qui capte les acides aminés neutres
compétiteurs du tryptophane (rôle régulateur de l'insuline);
la L-Dopa est anorexigène;
le G.A.B.A. a une action double de stimulation et
d'inhibition de l'appétit;
les catécholamines par la stimulation du système a -adrénergique (récepteurs a des
adipocytes) stimule le volume de prise alimentaire (non la fréquence) et par la
stimulation du système b -adrénergique (récepteurs b des adipocytes) le diminue;
les amphétamines, la noradrénaline entraînent une
réduction de la prise alimentaire. Les catécholamines (lipolytiques) sont libérées en
plus grande quantité quand l'alimentation est riche en tyrosine, leur acide aminé
précurseur. La production de catécholamines est inhibée par le glucose, et
potentialisée par le cortisol. La noradrénaline est chimiquement apparentée à
l'amphétamine, à la cocaïne et à la mescaline. Elle a un effet stimulant sur le
cerveau et la mémoire. Elle a une action contre la dépression;
les peptides stimulent ou inhibent la prise alimentaire;
le neuro-peptide Y stimule la prise alimentaire de glucides;
le G.R.F. inhiberait la prise alimentaire;
la b -lipotropine est une hormone
lipolytique précurseur des endomorphines. Les mécanismes de production des
morphino-mimétiques seraient donc lipolytiques;
les peptides opioïdes (dinorphine) interviennent dans le
contrôle des aliments lipides et sapides, en favorisant leur prise alimentaire;
la naloxone, antagoniste des opiacés diminue la prise
alimentaire;
l'adrénaline, hormone du stress, a une action tonifiante sur
le corps, la rate, les systèmes musculaires et cardio-vasculaires. Elle a aussi une
action stimulante sur la production des endorphines. L'adrénaline est lipolytique pour
les adipocytes à prédominance de b -récepteurs, et
antilipolytique pour les adipocytes à prédominance d'a
-récepteurs.
Notons que ce schéma est considérablement affiné par d'autres
mécanismes dont certains ne sont pas encore expliqués.
les endorphines sont des opiacés proches de l'opium, de la
morphine et de l'héroïne. Ses actions sont anti-douleur et euphorisantes.
les enképhalines calment la douleur et minimisent le stress.
L'enképhaline a un effet analogue à l'héroïne et à la morphine.
l'acétylcholine a une action sur la mémoire et le
développement de l'intelligence. Elle stimule la production des endorphines. Sa structure
moléculaire est proche de celle de la nicotine.
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