PSMF
Protein Sparing Modified Fasting
20 gr de protéines par jour sont insuffisantes et la perte de protéines musculaire continue quand même.
Un apport protéiné de 35 gr journalier suffit quant à lui pour stopper la métabolisation des masses musculaires, après 3 semaines de régime. La limite minimale d'apport protéiques semble fixée à 55 gr de protéines pures par jour.
Avec cette dose, on n' observe plus aucune perte de protéines corporelles après une semaine de régime de jeûne complet modifié.
a/ Quels sont les avantages du PSMF ?
Amélioration de pré-diabète ou de diabète chimique.
Diminution de l'obésité .
Augmentation du HDL cholestérol
Diminution du LDL cholestérol
Diminution du cholestérol total
Diminution des triglycérides
Diminution du volume total d'eau et de sel corporel, avec amélioration d'une éventuelle hypertension
Mais augmentation légère de l'acide urique sanguin à cause de la "cétose" avec risque de crise de goutte.
b/ On peut suivre un régime de type "PSMF" à domicile
Ce régime apporte entre 200 et 300 Kcal par jour, soit 1,5 gr de protéine par kilo de poids idéal et par jour.
IL faut apporter ces protéines à partir d'aliments courants, c'est à dire de blancs d'oeufs, de viandes, de poulet et de poissons. On peut remplacer la prise de protéines à partir d'aliments courants par 60à 70 gr de protéines liquides ou en poudre.
Un supplément de vitamines et de sels minéraux est nécessaire.
Un minimum journalier de 2 litres de liquide sera absorbé, afin de permettre à l'organisme de se débarrasser des toxines résultantes du jeûne.
Il vaut mieux faire 5 petites collations par jour que 3 repas plus importants, le résultat en est d'autant meilleur.En fait, si l'on se base sur certaines études de chrono diététique, le rythme idéal serait de manger toutes les 4 heures.
c/ Le problème de la toxicité rénale du régime hyperprotidique :
L'excrétion d'urée constitue un véritable travail pour le rein, et une nutrition hyperprotidique prolongée, créant un excès prolongé du travail rénal, peut déclencher une augmentation du volume des reins, en réaction.Les expériences menées chez l'animal montrent que l'augmentation de travail peut aller du simple au double, avec une nette augmentation de la pression de perfusion circulatoire rénale et une possible sclérose des glomérules rénaux.
Quoique l'homme dispose d'un système rénal excréteur mieux adapté à la situation, les alimentations trop riches en protéines peuvent cependant, donner à la longue une sclérose rénale progressive.
Certains scientifiques avancent d'ailleurs que la suralimentation protidique de nos contrées occidentales est sans doute la raison pour laquelle les reins des personnes âgées fonctionnent moins bien que ceux des plus jeunes.
De plus, une sous-alimentation protidique raisonnable, semble augmenter l'espérance de vie de l'homme.
d/ Le problème de la mort subite par "PMSF", en régime liquide
On a décrit, dans la littérature médicale, un certain nombre de décès survenant chez des patients suivant ce genre de régime. Il s'agit de patients, âgés de 25 à 44 ans, qui se trouvaient à la diète sévère, avec des suppléments de protéines liquides (poudres auxquelles on ajoute de l'eau ou du lait)
les causes de ces cas de mort subite seraient les suivantes :
1 Une sélection défectueuse des patients suivant ce régime.
Comme on l'a dit plus haut, un examen préalable est indispensable afin de vérifier le bon fonctionnement du coeur et des reins des patients soumis à ce régime.Une mise au point métabolique est également nécessaire.
2 La toxicité myocardique des protéines à basse valeur biologique a été mise en cause également.
Les protéines à basse valeur biologique, sont le collagène et la gélatine qui sont employées pour la fabrication des protéines liquides, ces protéines contiennent peu de méthionine, de tryptophane et peu d'autres acides aminés essentiels. Afin d'éviter ce gros problème, il convient d'utiliser des protéines à haute valeur biologique, c'est à dire les protéines d'origine animales, par exemple le blanc d'oeuf à la place des poudres protéinées.
Le risque est encore réduit dans une très faible mesure par un apport suffisant de liquides, de sels minéraux et de vitamines. On peut réduire quasiment à zéro le risque si l'apport est suffisant en potassium, en sodium, en hydrates de carbone en même temps qu'en protéines biologiquement valables.
e/ Comment calculer son PSMF ?
faut absorber chaque jour 5 gr de protéine animale, par kilo idéal de poids.
1 femme mesurant 1,65 m a un poids idéal de 55,7 kilos.
1,5 gr de protéines animales x 55,7 kilos = 84 gr de protéines pures.
par exemple :viande de boeuf = 17% de protéines
100 gr de boeuf = 17 gr prot, donc 84 gr prot = 500gr viande de boeuf... Il vaudra mieux aller chercher du côté du blanc d'oeuf...
f/ En conclusion :
Le PMSF est préférable au jeûne hydrique, surtout si on se trouve en présence de patients atteints d'insuffisance respiratoire, d'hypertension, d'hyperlipidémie ou de diabète.
Mais les signes fonctionnels du jeûne restent présents, c'est à dire les vertiges, l'hypotension par perte de sodium et d'eau, les lipothymies, et une constipation opiniâtre, qu'il faut combattre.
g/ Contre-indications absolues
Suite récente d'infarctus
Insuffisance rénale
Insuffisance hépatique sévère
h/ Mise au point avant le régime
Elle doit comporter POUR LE MOINS
un électro-cardiogramme dans lequel il faudra se méfier des bas voltages, de l'arythmie, et du syndrome du QT long.
Une mise au point urinaire,
une mise au point biologique